| 6 - L'avis du deuxième jour :
Le lendemain,
avant de partir, je prenais soin de vérifier la pression des pneumatiques. Ils
étaient bien évidement beaucoup trop gonflés à mon goût. Je trouve à l'avant une pression de
2.5k et à l'arrière presque 3.1k. Je préfère revenir à mes
habitudes et mettre 2.2 à l'avant et 2.4 à 2.5 à l'arrière. Avec ces
pressions, les pneumatiques montent plus vite en température et offrent
surtout un meilleur grippe sur les petites routes sinueuses que
j'emprunte. Me voilà donc prêt à affronter à nouveau la route pour une petite balade de rodage. Le
compteur affiche seulement 120 kms, il n'y a donc plus qu'à rouler. Ce
qui est "amusant" c'est que pour une supersport, cette machine
dispose d'une véritable jauge à essence. Très pratique en tous cas.
Le compteur par contre ne dispose pas de chrono comme certaines 600
concurrentes. On retrouve toutefois toutes les informations
indispensables, ainsi qu'un double totalisateur journalier. Tout est
très fonctionnel et très lisible. Rien à voir avec le 600 FS dont le câble
d'embrayage passait en plein milieu du compteur de vitesse. Je pars
donc pour ce deuxième jour de découverte de ma machine en
direction des Gorges du Tarn. Là il faut se rendre à l'évidence, on
est bien sur une véritable hypersport. Les routes bosselée ne sont pas
faites pour elle, et encore moins pour le pilote. Je n'ose penser à
l'état dans laquelle arriverait une passagère en cas de long parcours
!!! Mais ce n'est pas véritablement un reproche, car quand on achète
ce genre de machine on sait à quoi s'attendre. Par contre, ce qui est incroyable,
c'est que même
sur petite route je n'ai pas trouvé le CBR 600 RR réellement fatiguant à
la conduite. Il faut dire que le rythme n'est pas à son maximum (rodage
oblige), mais il est quand même élevé au regard de la configuration
de la route. Passé les 200 Kms au compteur, j'augmente un peu la
cadence lorsque la route le permet et monte jusqu'à 8000 tr/min. Là,
la 600 RR commence à s'exprimer et l'on a hâte de terminer le rodage
pour voir son véritable potentiel. Il semblerait que la bonne plage
d'utilisation se trouve passé les 7000 tr/min. Une chose est sur, le châssis est
rivé au sol. J'ai aussi la confirmation que le train avant suit la trajectoire indiquée par le regard du
pilote, à tel point que l'on a l'impression qu'elle est
fixée dans un rail. Elle obéit presque au doigt et à l'oeil. Les
DUNLOP D208 semblent à la hauteur de ce que l'on attend et une fois en
température, je n'ai ressentis aucune dérobade de la roue arrière ce
qui est rassurant. Je me suis même offert le luxe de passer dans une
courbe à un endroit ou le FS amorçait un guidonnage. Et bien rien,
elle est restée parfaitement sur la trajectoire que je lui indiquais !!
Je vous dit le train avant est rivé au bitume. On a vraiment
l'impression d'être sur une "petite" (voir très petite) RCV
211. On se prend presque pour Valentino ROSSI (je dis bien presque !!!)
tant la prise en main se fait naturellement. Par contre, j'ai remarqué que
si le pilote se donne la peine de déhancher, elle est encore plus
facile à emmener. Dans ces conditions, la consommation semble presque
identique à celle du 600 FS. Après avoir fait 180 Kms, il me reste un chevron
sur la jauge de carburant. Il faudra que je roule à nouveau pour voir
combien de kilomètres il me restait à faire avant le passage en
réserve. Le freinage est quand à lui époustouflant et surtout plus
vif que sur l'ancienne. Le mordant se fait ressentir rapidement et l'on
a l'impression que la machine est équipée de durites aviation. Elle reste impeccablement en ligne et l'allumage du feu arrière à
diode est du plus bel effet. Il doit falloir faire attention lors des
freinages d'urgence sous peine de bloquer la roue avant. Quand au frein
arrière ???... euh, je ne peux pas vous en parler car je l'utilise
très rarement (uniquement lors de freinage d'urgences) et là il ne m'a
pas servis une seule fois. Je freine généralement à 100% du frein
avant.
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